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Les axes de la recherche

Le Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit est aujourd’hui l’un des rares pôles d’anthropologie juridique en France. Il entend poursuivre et consolider une réflexion comparatiste sur le passé du droit, en écho, sinon en réponse aux problématiques contemporaines, pour fournir aux juristes contemporains selon les besoins des thèmes actuels développés dans les autres équipes des éléments d’analyse dans le temps. Voici quelques lignes directrices de notre démarche.

L’équipe s’interroge sur les aspects populaires du droit à travers d’autres recherches plus thématiques. Un des apports majeurs du centre est la réflexion qu’il a nourrie sur l’ordalie (la disparition de l’institution n’a pas supprimé, on le sait la démarche qui intéresse aujourd’hui les psychiatres et les juges) ? Nous entendons poursuivre cette recherche en l’intégrant dans la problématique des juristes contemporains sur les justices alternatives. Prenant le problème dans l’autre sens de la diachronie, une anthropologie juridique partant de notre époque tente de sonder la ou les consciences du droit que peuvent avoir nos contemporains. Plus largement, une démarche comparative incite à identifier les divergences entre les droits et les cultures d’Europe et celles des sociétés auxquelles de plus en plus elles se confrontent, notamment les cultures orientales dont sont spécialistes trois chercheurs du centre qui assurent aussi des enseignements dans le cadre du M2.

1 – Les formes premières du droit en Europe occidentale

Notre équipe s’attache à mieux comprendre le processus de formation qui voit se développer en Europe occidentale ce qu’on appellera le « droit civil « et la « common law », développements qui aboutiront à leur actuelle divergence. Droit romain savant et droit romain « vulgaire » Des coutumes protonationales (Projet ASCE, analyse des substrats coutumiers européens) Deux droits de « l’Europe périphérique »

2 – Droits et cultures comparés

La recherche proprement européenne s’élargit, comme y incitent les besoins de notre époque, à un comparatisme extra européen. Et pour éviter la simple juxtaposition des regards, elle envisage deux plans complémentaires, celui, actuel mais aussi fort ancien et alors irrationnel, des modes alternatifs de résolution des conflits et celui de la conscience actuelle du droit, pas forcément rationnelle malgré l’image que nos sociétés se donnent d’elles-mêmes.
Europe et Orient (la Chine, l’Iran, l’Égypte, La/les culture(s) juive(s) entre l’empire et les nations)
Le droit de l’inconscient ? La conscience du droit

3 La Revue Droit et Cultures



Le CHAD est membre de la Fédération interdisciplinaire de Nanterre en Droit (FIND)

Mis à jour le 23 septembre 2016